La psychothérapie est un co-travail entre le thérapeute et son patient. Quand la rencontre humaine se fait entre les deux protagonistes et qu'une relation de confiance s'établit, on parle "d'alliance thérapeutique". Le thérapeute se doit d'être, par nature, une figure sécurisante car les premiers liens infantiles du patient vont se rejouer dans la relation thérapeutique patient-psy. Nous appelons cela la relation intersubjective et la dynamique transféro contre-transférentielle.


  • Quelle en est la finalité ?

L’espace de la psychothérapie analytique se fait en face à face. Il est consacré à l’accueil, l’écoute et la compréhension de la réalité psychique inconsciente du sujet dans toutes ses modalités d’expression (essentiellement la parole chez l’adolescent et l’adulte ; le jeu et le dessin chez l’enfant).

 « Partout où un sujet peut manifester ses angoisses, ses fantasmes, ses failles à quelqu’un supposé les entendre et apte à lui en rendre compte » (D. Anzieu)


  • Comment se déroule une séance ?

C’est une approche sur mesure qui tient compte de la singularité de chacun en prenant ancrage sur son histoire individuelle. Elle implique un suivi à raison d'une fois par semaine ou de tous les 15 jours. 

Le travail thérapeutique repose sur le postulat que les symptômes du patient ont une fonction et sont porteurs de message. 

Le passé et le présent du patient adulte vont être revisités en séance - au détour de ses mots, de ses images, d'objets concrets, du récit de ses rêves, de ses manifestations corporelles et/ou de signes infra-verbaux - pour être mis en histoire. L’origine de sa souffrance et les conduites qui en découlent (mécanismes défensifs) vont se réactualiser dans la relation thérapeutique et les affects associés à ces expériences émotionnelles du passé vont être partagés avec le thérapeute. Ce faisant, le patient traverse des prises de conscience libératoires. Ce travail va lui permettre, à terme, d'accéder à un mieux-être progressif.

 « Ce qui soigne dans le soin c’est l’expérience selon laquelle la vie émotionnelle troublée, perturbée, douloureuse, trouve un espace dans lequel elle puisse être reçue, contenue et transformée. Ce n’est pas seulement de voir l’inconscient dévoilé qui soigne, c’est la capacité à contenir et transformer les émotions, les pensées que le moi du patient ne peut tolérer et penser tout seul » A. Ciccone.


Cette pratique suppose et repose sur l’engagement authentique et l’implication du thérapeute à travers une présence et une position d’écoute active et bienveillante.

Chez l'enfant, l'expression qu'il privilégie selon son âge passe par le dessin, la pâte à modeler, le jeu et les mots. Ce sont ses productions ou leur inhibition qui vont être parlantes au sens d'un discours adressé au thérapeute. Les interprétations du psychologue, accessibles à la compréhension de l'enfant, visent à libérer le jeune patient de ce qui le perturbe psychiquement.

Dans le cadre de cette psychothérapie, le thérapeute se doit de ne rien dévoiler aux parents de ce que cet enfant lui confiera. 

Néanmoins, le thérapeute entretient tout au long de la thérapie un dialogue avec les parents de son jeune patient afin:

  • d'être tenu informé des éventuels changements notables dans le comportement de l'enfant
  • d'être informé par les parents des évènements importants qui marquent la vie de l'enfant
  • d'informer les parents ponctuellement des avancées de la thérapie
  • de soutenir, autant que faire se peut dans un tel cadre, les parents démunis devant les troubles de l'enfant en suivi.